RUNNING SPIRIT

Courir jusqu’à ce que mon coeur se réjouisse

La Romeufontaine

Classé dans : Non classé — 16 janvier, 2012 @ 5:10

Nouvelles pour le 40 km …..Crampons ou chaines obligatoires…voir le site, il y a la possibilité de les louer en réservant.

Bientôt les horaires du départ de Poitiers…on prend ma voiture…alors petits sacs, duvet bien compressé,…prévoir votre petit dèj sportif.  Arrêt en route pour le repas du midi et pasta sur place dans un resto.

Guy

Le TGP……….une journée de rêve

Classé dans : Non classé — 18 décembre, 2011 @ 11:39

Avant tous chiffres, je tenais à vous donner des nouvelles de Carole, qui a fait un petit malaise après l’arrivée. Je l’ai eu ce matin et tout va bien. J’ai également eu Emmanuel qui a du quitter prématurément la course pour sciatique : ça va mieux.

Nous avons donc 7 finishers :

Carole Bennejean

Charles Payen

Denis Kerignard

Pascal Counon

Stéphane Tabuteau

Gilles Chiron

Pierre -Henri François

Dans un chrono de 19 h 45′

pour 123 km

Je me dois également de félicité l’ensemble des coureurs présents, des bénévoles (en or). Nous avons eu énormément de remerciements pour notre organisation. Moi je dis BRAVO à tous.

Hier soir ou plutôt ce matin, j’étais fatigué, usé, et ému mais surtout fier et comblé. Ce fut une belle journée en famille.

Bientôt le CR ou les CR et les images, photo ou vidéo

Un grand merci à Michèle et ses équipes pour les ravitos

Un grand merci à Thierry, Gérard (dit GéGé), Christian (dit Kiki), Eric, Benoit et Michel pour leur tracé

Un grand MERCI à tous

Guy RONTARD

 

Marathon Trélazé

Classé dans : Non classé — 17 mai, 2011 @ 3:52

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Enfin le retour du marathon en Anjou, sur les terres de mon enfance…

Je ne pouvais pas ne pas être de la première édition du marathon de Trélazé. Alors j’avais réservé mon dossard il y a bien longtemps.

J’ai bien tenté de me préparer pour faire la qualif vétéran mais le manque de temps à jouer contre moi et c’est sans surprise que dès le 12° km j’ai mis le frein voyant que le miracle de réussir un chrono avec un entrainement médiocre ne se produirait pas.

Je passe le 15° en 1h06 (base 3h05′ l’objectif) puis le semi en 1h35’03″(81ème). Plusieurs fois au coeur des carrières d’ardoises je pense aux virées en vélo que nous faisions avec Alain dans ce lieu magique où l’eau des lacs prenait une couleur turquoise extraordinire. J’y suis j’irais franchir la ligne même sans forcer. Alors je ralenti en me disant que l’ami Jérôme de mon club devrait ne pas tarder à me reprendre.

Km 27 je me retourne et je le vois au loin. Il lui faudra plus de 5km pour combler l’écart, il me passe alors que je marche dans une petite montée au près d’un lac, née des anciennes carrières noyées. Je ne repars pas avec lui mais jusqu’à la ligne d’arrivée je le garde en ligne de mire. Un petit arrêt pour faire quelques étirements vers le 37° et je laisse filer tous ceux qui reviennent et font leur marathon en négative split.

J’entre dans le stade d’arrivée je vois Jérôme qui franchi la ligne (3h23’40″). Je finis en 3h25′ et 11″ à une 119° place assez honorable quand je vois que j’ai fait le 175° tps sur le second semi.

Je ne pouvais pas battre mon record alors j’ai gardé les forces pour finir dans un mois les 65 km des Gendarmes et voleurs et prendre les 2 points qui me manquent pour l’UTMB.

J’ai aussi gardé mon jus…pour les interclubs samedi prochain et un 3000 steeple annuel toujours aussi amusant.

 

Adieu l’ami

Classé dans : Non classé — 14 mars, 2011 @ 4:54

Dans nos trails, les chemins sont pleins d’embûches, de pièges comme dans nos petites vies. Et puis d’un seul coup t’en prend plein la gueule. La vie d’un proche a basculé.

 

Alain tu t’es éteint aujourd’hui.

 

On en a vécu des choses ensembles, que de sports partagés, tennis de table, foot, hand, ski, nos premiers cross ados, comme nos premières courses sur routes à 18 ans. On s’est souvent tiré la bourre. Imagine le temps qu’on a passé à courir ensemble. Nos vies professionnelles nous avaient éloignées. Nous avions fait notre dernier footing commun sur nos chemins fétiches il y a une paire d’années. Mais toujours nous avions suivi nos « exploits » même à l’autre bout de la France. D’ailleurs tu me faisais plaisir à intervenir sur ce blog. Bien sûr, tu me manqueras, certainement pas autant qu’à Florence ou aux enfants.

 

T’es parti bien vite, il y a des courses à la con où il ne faut pas être le premier.

 

Adieu l’ami.

Le Winter Trail Raidlight du Pilat (CR)

Classé dans : Non classé — 28 janvier, 2011 @ 8:42

flyerwinterpilattrail.jpgTout est parti d’une invitation à découvrir un nouveau type de course. Thierry et Michel avaient déjà laissé leurs empruntes dans la neige de quelques parcours. Quant à notre AG de novembre dans les courses possibles nous avions noté le Winter Trail Raidlight, nous n’imaginions peut-être pas la fabuleuse sortie qui s’offraient à nous. Très vite nous nous sommes retrouvés à 10 partants. Alors petit à petit l’organisation s’est mise en place et samedi à 6h45 nous voilà tous parti pour Marlhes à 25 minutes au sud de Saint-Etienne dans le fief de Raidlight. Notre groupe est composé d’une majorité d’amicalistes, mais également de futurs coureurs des 1000 marches.

 

Très vite la température extérieure diminue au fur et à mesure que nous approchons de Saint-Etienne -5° C pour finir à -9° C à Marlhes. Le décor est planté un froid terrible et peu de neige sur le site de départ. La salle de retrait des dossards est déserte et l’arrivée de notre groupe de 9 (Gaël nous rejoindra le lendemain) ne passe pas inaperçu. Nous retirons nos dossards et montons le « stand » pour la promotion des 1000 marches.

 

img5037.jpgCe samedi après midi nous ne verrons pas grand monde si ce n’est les organisateurs et les représentants Raidlight. Nous filons jusqu’au gite pour nous installer. La répartition des chambres est déjà faite. On se croirait en colonie. Nous avons évité la bataille de polochon bien que l’humeur fut badine. Très vite de retour sur le stand nous constatons que toujours aussi peu de monde foule le sol du gymnase qui nous accueille. Nous attendrons donc demain pour la promotion. Allez on goute une petite bière locale et on rejoint la pasta au gite. imgp1309.jpg

 

Soyons raisonnable demain on ne gagnera pas  alors Stéphane et Thierry sortent LES apéros « artisanaux » du Poitou. Ils en offrent aux rares coureurs présents et surtout aux bénévoles qui ont préparé le repas et à ceux qui rentrent après leur action sur le circuit ou sur le site de départ. L’ambiance est chaleureuse et les discutions vont bon train. Enfin avec le froid qu’il fait et qu’il fera demain il faut vraiment prendre de l’antigel.

 

Le repas est copieux et de très bonne qualité. Repus nous pouvons regagner nos chambres à l’étage pour une nuit chaude. Les radiateurs étaient à fond au moins 23°C dedans et – 15° dehors.

Réveil messieurs les gladiateurs de Sibérie, en tenue de combat !

 

Petit dèj et direction la salle pour tenir notre stand. Vite vite il faut enregistrer des inscriptions….On retrouve Gaël et sa sœur venus de Lyon. Mais toujours aussi peu de contact pour les 1000 marches. Les bénévoles nous reconnaissent et nous lance quelques mots d’encouragement avant le départ.

 

Bien évidemment nous immortalisons cette première sortie d’Ultr’Amical par une photo de groupe…dans la salle dehors il fait trop froid.

 

Le départ est prévu à 9h30. Il est 9h28 tous les concurrents sortent du gymnase pour regagner la ligne. Nos champions, GG et Didier se placent devant, les autres comme les pingouins sur la banquise se serrent derrière.

 

Pan ! il fait -10° C et c’est parti. La masse des 600 concurrents sur les 3 distances est compact jusqu’au 1er km où l’on entend : VERGLAS ! ! ! VERGLAS ! ! ! VERGLAS ! ! ! VERGLAS ! ! ! VERGLAS ! ! ! et plein de coureurs sautent dans les champs de part et d’autre du chemin recouvert d’une épaisse plaque de glace sur plusieurs dizaines de mètres. Certains verront des chutes plus spectaculaires que graves. C’est alors que je vis dans le champ sur ma gauche déboulé le grand Thierry. A partir de ce moment là je ferai le récit de  course.

 

Je saute à mon tour dans le champ à ma gauche et force pour revenir à la hauteur de Thierry et de Gaël qui le suit comme son ombre. En forçant un peu dans les premiers « raidillons » je reste devant eux et dès les premières descentes j’ai des fourmis et je double aisément les concurrents. Voilà 20 minutes que nous sommes partis et je me décide à boire…je tire sur le camel mais rien tout est gelé. Je questionne mes voisins ! C’est pour tout le monde pareil. Il va falloir gérer…et porter un glaçon d’un kilo cinq sur le dos pendant 30 km. Je reviens sur Michel qui avait du mieux se placer au départ. Vers le 5ème km j’ai pris une dizaine de mètres et je sais que l’on va attaquer la première difficulté. Je sors mon téléphone pour prendre en photo mes poursuivants, d’abord Michel puis Gaël et Thierry. Gaël après un peu d’échauffement avec les vieux, vient de desserrer le frein.

 

Maintenant Michel a pris un peu d’avance nous ne le reverrons plus. C’est un kilomètre plus loin que nous dépasse Gilles. Thierry est avec moi  mais dans les montées il est plus à l’aise. Sa marche est plus efficace et il me prend régulièrement des mètres. Mais peu importe, je profite du paysage merveilleux, le givre et la neige donnent à la nature une beauté extra ordinaire. Je me serai cru dans le monde de Narnia. Oui la bosse est difficile mais si facile quand tu rêves ! Je peu dire que j’en ai pris plein les yeux. Nous n’avons pas eu la chance de voir le Mont Blanc ou le Sancy, et alors ? la communion avec cette nature givrée était forte et pleine de pureté. Thierry m’attend en haut : « sourit pour la photo ». Comme d’ habitude en course j’ai une salle tête. C’est la bascule, et les 2 funambules s’éclatent dans la descente avec une pointe à plus de 14km/h sur des chemins couverts de neige. Le fun !!!

 

Km 8 – Stop ! Premier ravitaillement et séparation avec nos amis du 13 km. Alors je sors mon éco-tasse… à oui un vrai trail il n’y a pas de gobelet. Avec Thierry on papote, on tergiverse, et c‘est reparti pour une nouvelle montée… « Tiens tiens on dirait Pascal devant…non ce n’est pas son allure » que je rétorque à Thierry. De nouveau on bascule, et zoummm une belle attaque dans la descente, je double je double et je lâche un peu Thierry qui me reprend sur le plat un peu plus loin. Il me fait c’était Pascal ! Je ne l’avais pas reconnu quand nous étions derrière. Les appuis sur la neige changent complètement nos allures. Il nous avait dépassés au ravitaillement. Nous l’attendons pour une photo souvenir, puis nous courrons ensemble quelques temps avant une nouvelle descente qui nous fait prendre un peu d’avance que nous perdrons à la première montée juste avant sa bifurcation puisqu’il fait le 23km. Nous lui souhaitons bon retour au km 13 et nous filons. Des commissaires enthousiastes et frigorifiés nous annoncent au km 14 une descente de 3 km.

 

A partir de maintenant plus personnes ne nous dépassera définitivement et nous allons remonter le classement. C’est parti à fond. A plus de 13 km/h sur les rochers et même un petit 14,6 près du 2nd ravito. Le pied ! « Hé Thierry t’es où » Ah le voilà ! Bon une petite soupe chaude…non tiède moins. Les bénévoles présents dans ce petit vallon nous annoncent qu’ils avaient -14°C quand ils sont arrivés. Ils se relaient régulièrement dans la voiture pour se réchauffer. Ça repart sur une descente et je remets les gaz jusqu’au pied d’une montée interminable. Tous les derniers doublés me passent et je vois inexorablement mon compagnon du jour filé de plus en plus loin. Ce n’est pas grave, j’admire le paysage. Dans les petites descentes je reprends quelques concurrents et au moindre faux plat ils me repassent. Mais maintenant Thierry est assez loin je vais faire ma course seul. Puis vient un long faux plat, je l’aperçois au loin, je fais un pointage…environ 300 m, j’ai donc presque 2 minutes de retard. Ca monte toujours. Il est où le sommet ? Une concurrente devant reprend un peu à trottiner sur le faux plat. C’est alors que j’ai un sursaut et que je cours dans la montée jusqu’à la bascule et rebelote je mets les pleins gaz et là cela va très vite puisque au radar GPS j’ai un 16 km/h. Je vois à l’approche du ravitaillement Thierry de l’autre coté du champ. Je force jusqu’au ravitaillement où j’arrive quand il en repart. Je prends le mini, une soupe, un coca, de l’eau et je tente de le rejoindre. Je réalise ma meilleure pointe avec un 16,7 km et je retrouve le camarade. imgp1320.jpgC’est reparti pour une montée le long d’un torrent gelé pendant 10’ avant de faire un final de feu à 2 comme des fous à plus de 12 km/h de moyenne sur les 2 derniers km et les 2 dernières minutes entre 14 et 15,5 km/h. Et puis nous franchisons la ligne bras dessus bras dessous. Décidément je finirai toujours mes courses comme cela.

 

Béruges avec Nicolas et un autres Smarvois Yves

Endurance Trail avec Michel

Winter Trail avec Thierry

 

Je vous aime bien les copains, mais la prochaine fois si ça pouvait être une fille…c’est pour la bise, elle est plus douce.

 

Ok j’ai des lacunes dans les montées !! et elles sont énormes quand je vois combien je perd de temps. Mais bon le Poitou n’est pas très pentu, j’ai des excuses (mauvaises excuses). S’il a fait froid nous avons fait chauffer les runnings dans les descentes et j’ai pris mon pied.

 

Allez à la douche…Au gite chacun y va de son récit et du plaisir qu’il a pris. A l’unanimité nous sommes émerveillés des paysages rencontrés.

 

Les organisateurs nous ont ensuite offert un festin de rois avec une tartiflette géante, que nous avons arrosé d’une bière ambrée locale.

 

 

L’organisation était belle et nous avons donné rendez-vous à l’association SMAG à Bugeat en avril.


Raymond …champion de France !

Classé dans : Non classé — 15 janvier, 2011 @ 10:16

Je me dois de faire un article sur mon ami Raymond entraineur à l’ASPTT Nice.

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Nous avons suivi les formations entraineurs Hors Stade de la FFA en même temps à Andrezieux (42) en 2005 et en 2006.

Si l’on porte le micro lors d’un karaoké mémorable (et oui il faut bien prendre du bon temps quand les formations sont intenses) nous avons toujours été des meneurs et avons poursuivis notre chemin sans jamais nous perdre de vue. Raymond m’ayant même sollicité pour des plans d’ultra pour quelques doux félés de son club.

Mais voilà son équipe vétéran vient d’être sacrée championne de France de Marathon sur l’épreuve Nice-Cannes et je me devais de le féliciter pour ce résultat magnifique.Moins de 7h40 sur 3 coureurs soit une moyenne de 2h33′ par coureur…ça laisse rêveur quand dans la Vienne on approche pas de ce chrono. Petit Poitevin soyons humbles devant nos résultats. Ce n’est pas Jean-Paul GOMEZ que Raymond cotoyait sur les 1500 de son enfance qui dirait le contraire.
Raymond est également organisateur d’un des plus beaux 10 km de France : la Prom classic à Nice et d’une course de montagne renommée la « montée du col de Vence ». Il fait même partie d’une commission au niveau national sur les Courses hors stade. Rien n’arrête ce papi hyper actif.

BRAVO Raymond et merci pour ton engagement dans notre passion

A quand nos prochains concerts ?
 

 

 

La course des Pères Noel de Saint Benoit vu par ECA Smarves Vernon

Classé dans : Non classé — 5 janvier, 2011 @ 9:31

Les premiers mètres de la course

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Denis notre Père Noël orange ?

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Stéphanie

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Et le groupe complet…

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LES 1000 MARCHES

Classé dans : Non classé — 9 décembre, 2010 @ 7:27

Bientôt les inscriptions.

 

Le bulletin d’inscription en ligne sur

LES 1000 MARCHES

à compter du 15 décembre

 

La course a été plébiscitée comme l’une des grandes nouveautés 2011 par le magazine VO2 Run in Live

La video de l’endurance trail….

Classé dans : competitions — 6 novembre, 2010 @ 9:07

Image de prévisualisation YouTube

Un an après j’ai fini…

Classé dans : Non classé — 30 octobre, 2010 @ 2:14

Quel drôle de sentiment m’a envahi quand j’ai franchi cette ligne d’arrivée à Millau.

21 h 22 et des poussières, ou plus exactement 1 an 21 h et 22 minutes.  Oui, j’ai le sentiment d’avoir fini ce que j’avais commencé fin octobre 2009. Ce gout d’inachevé a modéré la joie de finir cet course. J’avais pourtant cru que cette ligne serait un beau moment d’émotion…

Oct 2009 : j’abandonne à Revens au km 100 l’EUT. Je reviendrais dans 4 ans, puisqu’il a lieu tous les 4 ans.

Dec 2009 : l’EUT devient annuel. Je serai au départ pour finir ma course même si le parcours ne sera plus à Nant mais à Millau

Aussi je construis toute ma saison pour cet ultime objectif, avec en palier mi-juin la translayon.

Millau le 20 oct 2010, je rejoins Michel EUGENE (Ultr’amical 86) au retrait des dossards. Le village est encore désert, des stands d’exposants sont vides et il n’y a que peu de coureurs sur le site qui ressemble d’avantage à un camp de fortune qu’à un salon de l’endurance. Les services techniques de la ville de Millau étant en grève depuis plusieurs jours, les dispositions prises par l’organisation et la ville n’ont pu être mises en place, et notamment l’ensemble des plantations qui devaient nous rappeler que courrions des Trails. De plus la ville n’était pas très accueillante avec des poubelles non ramassées depuis de trop nombreux jours.

Nous déambulons dans cette ville laissée à l’abandon à la recherche d’une pizzeria. Nous nous retrouvons 4 coureurs à cette pasta, dont un coureur habitant Poitiers (ex coureur du Pec il travaille à Mayotte). A mon grand regret il nous annonce qu’il avait laissé un message sur le forum des Templiers pour trouver un co-voiturage. Cet année je n’ailu ce forum et je m’en veux. Surtout que cet athlète est fort intéressé par l’idée de l’Ultr’amical 86. Enfin Michel et moi l’avons branché pour les 1000 marches.

21h30 je reçois le dernier message d’encouragement avant le dernier sommeil. Reveil à 2h30, je prépare mon sac et me mets en tenue. Je jette un oeil hors de la tente…le temps sera excellent. Il faut partir léger.Petit déj au camping (exceptionnel le camping fait un p’tit déj spécialTempliers en pleine nuit). Je discute avec un italien qui semble bien stressé. Moi je suis serein. Un seul objectif : finir

Je retrouve Michel devant le sasse de départ. Les bénévoles vérifient le matériel obligatoire. Une photo souvenir avant le départ.

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Et puis c’est le départ : cliquer sur la photo ci dessous

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Nous sommes partis dans le dernier tiers des 600 partants de cet ultra. On trottinne bien. ça avance bien sur la route qui gravi tranquillement le causse puis sur le chemin avant la première grosse montée au km 6. Tout le monde est frais et les km défilent vite.

 

La première descente est déjà technique avec de la pierraille et nous voyons les frêles gazelles nous dépasser alors que nous avons l’impression de descendre vite. Arrive maintenant le premier village, Peyreleau qui dans la pénombre semble magnifique avec ses escaliers et ces petits chemins. J’arrive au ravitaillement du km 23 avec 3′ d’avance sur Michel qui me rejoins mais surtout 40′ d’avance sur mon temps prévu. J’analyse rapidement la situation et considère que la partie faite était vraiment facile et que je n’ai pas grillé les cartouches. Nous repartons tous les deux dans la nuit, vers le second causse et de suite nous attaquons la montée qui se fait sur une sente très agréable. Nous profitons du lever du jour dans cet univers minéral où l’homme à tant bien que mal essayer de construire quelques habitats: Ermitages, chapelles, ou hameaux. C’est sans difficultés majeures que nous remontons les gorges du Tarn et que nous arrivons de jour au second ravitaillement de St Rome du Dolan km 37,5.

 

Nous prenons le temps de nous ravitailler et nous nous changeons sur un magnifique balcon. Je ne vois plus Michel, je pense qu’il est reparti avant moi. Aussi je repars tout en grignotant le pain aux céréales et fruits secs mis à disposition.Quand me rejoint Michel. Il avait fait la queue pour remplir ces bidons. Moi je l’avais fait au premier ravitaillement…il me reste encore pas mal de liquide. Nous cheminons quelques temps ensembles, et nous ramassons quelques détritus « oubliés » par quelques Trailers étourdis. (auraient ils oublié la charte du trailer)

 

Très vite dans la descente sur les Vignes, Michel me lâche…pourtant je croyais être un bon descendeur ? Nous coupons la route en lacet qui descend le causse. Une voiture klaxonne, je tourne la tête et je me prend un arbre. Je me dis quel C.. J’ai failli perdre ma course sur cet incident. J’en serai quitte pour un gros bleu sur le bras.

 

J’arrive dans le fond de la vallée. Je vois Michel sur l’autre rive du Tarn il a au moins 2′ d’avance. C’est alors que nous arrivons à la première grosse montée au km 40. Fini de jouer, les choses sérieuses commencent je reprend Michel qui fait quelques photos. Nous rattrapons une gazelle qui appuyée à un poteau de signalisation fait un grand écart vertical. A chacun ses étirements mais là je suis scotché. Nous qui commençons à avoir quelques raideurs devrions en prendre de la graine. Au prochain replat elle fera quelques pas de sioux. C’est vraiment impressionnant. On s’attend à des entrechats au suivant…On ne le saura jamais elle nous a semé. Nous arrivons sur le Causse un peu émoussé mais ravi de trouver un soleil magnifique. C’est alors que débute la partie la plus magique du parcours, nous longeons les gorges du Tarn et nous en prenons plein les yeux. Moi qui suis sujet au vertige je dois me concentrer pour ne pas perdre pied. Le vide à coté de nous est impressionnant et les panoramas sont à couper le souffle. Michel en profite pour faire le reporter. Une charmante concurrente immortalise notre passage près d’un arc de pierre gigantesque.

 

Les km défilent et notre horloge biologique commence à crier famine. Voilà maintenant plus de 8 heures que nous sommes à l’ouvrage et l’estomac renonce définitivement aux aliments sucrés. Moi j’arrive à la fin de ma réserve d’eau. Il est où le prochain ravitaillement ? C’est alors que Christophe Berton du CA Pictave nous rattrape et fait un bout de chemin avec nous avant de partir à l’avant.
Voilà la gaffe monumentale nous arrive pleine « tronche ». Le prochain ravitaillement est prévu à Veyreau km 64. Ouille ouille ouille, les batteries sont à plat et plus moyen de courir alors que la portion qui arrive est très roulante. Michel sans carburant, moi sans liquide nous marchons longtemps, très longtemps. En fait au km 64 nous arrivons à un point d’eau dans un petit hameau. Pour moi c’est tout bon mais pour Michel c’est la désillusion comme pour beaucoup de Trailers qui jettent l’éponge. Alors nous reprenons notre marche, mais il est où ce ravitaillement. Nous arrivons tant bien que mal au pied d’un mur. Une Montée monumentale, Michel est en hypo et moi j’ai des ampoules à éclairer les Champs Elysées. J’ai cru que Michel allait lâcher. Mais non il a le mental. En haut nous saluons un spectateur bien connu, Jean Luc SOULARD du Macc Lusignan (blessé il n’a pu prendre le départ). Et puis c’est enfin le ravitaillement au km 71. Des Trailers râlent : un écart de 7 km par rapport au tracé.

 

Michel en hypo est tout de suite repéré par les secouristes. Moi je me fais soigner la principale ampoule. On prend le temps de se restaurer. Il y a de la soupe. Je crois qu’elle sera notre salut pour finir cet Ultra. Nous mangeons salé, et nous buvons du cola à forte dose. Notre arrêt va durer 45′. Nous verrons passer André Siman de Poitiers, qui lui a des soucis au genou et qui marche aussi depuis des km.

 

On n’est pas en forme mais le mental est au beau fixe ? Le lien qui s’est créer au fil des km entre Michel et moi sera prépondérant pour finir.

 

Nous repartons en courant, il nous faudra plus d’une heure pour rejoindre André qui marche toujours. Je veux arriver au prochain ravitaillement avant la nuit. Ai-je forcé ? Ai-je trop forcé? En tout cas nous profitons de jour des derniers chaos rocheux.

 

Arrive enfin La Roque Ste Marguerite après une magnifique descente! Nous en sommes au km 85. Un coureur le matin nous avait dis que la course commençait à ce ravitaillement. Et il avait raison, nous attaquons un dénivelé énorme qui me fait mal. Le coeur s’emballe. J’avance comme sur un glacier en haute montagne, 20 cm par 20 cm, la personne qui me précède 5 m devant est déjà au dessus de moi. Le pourcentage de la pente est démentiel. Je n’en vois pas le bout. Michel me soutient mais je dois faire des pauses. Je n’en peux plus j’ai peur pour la barrière horaire, je n’avance plus. Non je ne vais pas être sorti sur une barrière. Michel me rassure nous avions beaucoup d’avance à La Roque. Je n’en suis pas persuadé mais je crois dans mon étoile et je décide pour contrer ce coup de fatigue de faire des micro sommeil 2 à 3 minutes. Cela fonctionne, je peux repartir avec un peu de jus. Michel lui se vide malgré qu’il n’avale plus rien ni solide ni eau. Ils sont beaux les Poitevins à la dérive. Tant bien que mal nous avançons. Je calcule pour la barrière même à 4km/h on doit passer.

On redescend vers le 92° km je me sens mieux ça avance enfin. Michel ne me lâche pas d’une semelle.Et puis c’est de nouveau un mur. Ils ne vont rien nous épargner, dès le premier mètre je cale. Je fais appel à mes dernières forces, 20 cm par 20 cm encore un ou deux arrêts et des micro siestes. Arrivée en haut des secouristes nous demande si nous avons vu une personne qui vomissait et une personne qui dormait…c’est nous. Ils constatent que nous marchons encore à vive allure et nous laissent filer.

Et délivrance nous arrivons au dernier ravitaillement, on a 40′ d’avance sur la barrière. Michel retrouve le secouriste qui l’avait pris en main à Veyreau. Il le somme de prendre des boissons sucrées. Mais Michel ne peut plus rien avaler depuis 20 km. On s’éclipse, je téléphone à la maison, plus rien ne peut m’empêcher d’atteindre la ligne d’arrivée…sauf accident. Je suis euphorique. Il ne reste que 10 km. On avance sur le Causse, d’une marche rapide.

Nous entamons la descente sur Millau il reste 4km100.Vient la descente de la grotte du hibou. Elle est très difficile mais elle est équipée de corde sur presque 500 m. On descend quand soudain il faut remonter dans un mur bien sûr. et la nous passons dans la grotte.

Puis nous rentrons dans Millau, il y a peu de monde à 1h30 du matin. Avec Michel on franchi la ligne en courant.

On l’a fini…nous avons trainé nos galères respectives grâce à l’autre et ce binôme a réussi à ralier la ligne parce qu’il est resté soudé.

Ce n’est pas une grande joie, juste l’impression d’avoir fini ce que j’avais commencé l’an dernier.

Maintenant si je dois faire tous les ultras sur 2 ans ce sera compliqué. Allez un petit effort et la prochaine fois je fais ma course du premier coup !!!